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La supervision ou contrôle s'adresse au psychanalyste qui désire interroger ce qui est en jeu dans sa rencontre avec son patient auprès d'un autre analyste. Y seront interrogés notamment les effets du transfert dans la cure, la manière dont, dans le discours l'analysant se présente à l'analysé, la position subjective du patient ainsi que la logique de sa jouissance. La question du contre transfert pose problème.
En effet Jacques Lacan, même s'il reconnait que l'analyste ait à propos de son patient certains sentiments qui se développent au décours de la cure, pose le problème différemment.
Pour lui, la théorie du contre-transfert établit une symétrie entre analyste et patient, comme s'ils étaient tous deux engagés de la même manière dans le procès de la cure. Or le transfert ne vise pas l'analyste en tant que personne mais bien un Autre que l'analyste "incarne"imaginairement pour le patient.Si l'analyste se représente la situation analytique comme symétrique, à ce moment le transfert imaginaire de l'un fait résonnance au contre-transfert imaginaire de l'autre et l'analyste ne ferait alors que renforcer les résistances du patient. Lacan démontrera que, dans l'analyse, l'analyste n'est pas à la place de sujet mais d'objet, objet perdu par essence puisque n'ayant jamais existé et qui constitue ce qu'il appelle " objet a ".

Les intervenants sociaux ont repris à leur compte ce signifiant pour proposer dans les institutions ce type d'intervention. Le problème qui se pose d'emblée est de faire travailler ces mêmes intervenants sur les effets de transferts ou de contre transferts alors que bon nombre d'éducateurs, d'assistants sociaux ne sont pas en analyse. Nous ne parlons même pas des supervisions qui sont imposées aux personnels.
Pour ma part je préfère réserver ce terme aux personnes elle-même en analyse et qui désirent travailler sur le transfert en jeu dans le procès de l'analyse.
LA SUPERVISION

L'ANALYSE DES PRATIQUES


À propos du traitement :
L'intervention du psychanalyste en institution.
Il s'agit plus spécifiquement de ce qu'on appelle la supervision. Mot peu adapté, tant historiquement que pratiquement, mais c'est celui qui est en usage. Historiquement parce qu'il a été employé initialement par Freud pour désigner la rencontre d'un psychanalyste débutant auprès d'un psychanalyste plus chevronné, afin de rendre compte des cas traités (Lacan parlera de contrôle). Pratiquement parce que cela suppose que celui qui est en supervision a déjà effectué un travail analytique. Ce qui n'est pas le cas de la majorité des professionnels que nous rencontrons en institution. L'intervention du psychanalyste en institution se base d'abord sur l'accueil d'un discours qui souvent semble tourner en rond autour de la plainte. Cette plainte est à entendre comme telle : un ras-le-bol, une exténuation, le " besoin " de rencontrer quelqu'un qui authentifie cette plainte, sans jugement de valeur, comme un fait de souffrance. Mais le psychanalyste n'en reste pas là, dans un rôle qui, à la longue, se réduirait à une empathie proche de celle que recommande la psychologie humaniste rogérienne. Si celle-ci ne fait pas de mal, elle ne résout rien.

TRAVAIL DE SUPERVISION - ANALYSE DES PRATIQUES
Vous êtes un professionnel de la relation d'aide, psychologue, infirmier,éducateur, psychomotricien.
Vous dirigez une institution et désirez mettre en place un travail de supervision pour votre équipe.
Vous désirez commencer un travail de supervision, de réflexion clinique soit à titre privé, soit dans une perspective institutionnelle.

FORMATION POUR CADRES ET DIRECTEURS D'INSTITUTION
Interroger les situations de conflits, les positions que l'on adopte confrontés aux demandes des organismes payeurs et les besoins des personnels
comment établir le dialogue, les risques fantasmés ou réels de perdre son autorité
Interroger la peur et l'angoisse que générent ces situations antagonistes des differentes demandes et besoins
Interroger les situations de blocage entre la direction, les cadres et le personnel

Pour tous renseignements, vous pouvez me contacter soit par tél . 03.55.74.52.49 ou grâce au formulaire de contact à droite sur cette page.


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Thierry Nussberger
PSYCHANALYSTE
PSYCHOTHERAPEUTE
inscrit sur la liste départementale du registre national des psychothérapeutes N° ADELI 57 00 009 35 - article 52 et 16 -17 du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à la l'usage du titre de psychothérapeute

8, rue du Champé
57 130 Vaux près de Metz
Tél.:03.55.74.52.49
Vaux est situé à 7 km au sud de Metz
entre Moulins lès Metz et Ars sur Moselle


Pour illustrer le travail d'analyse des pratiques je vous propose de lire un article que j'ai écrit pour " la Lettre de la Clinique pour l'Institution". Suit un article figurant dans l'encyclopédie libre Wikipédia qui me semble faire relativement bien le tour de la question.

ON N'EN PEUT PLUS " OU LES STIGMATES DE L'IMPOSSIBLE
par Thierry Nussberger

Trois métiers impossibles : éduquer, soigner, gouverner ! Auxquels Freud ajoutera plus tard psychanalyser (1).Freud avait fait sienne cette "boutade" qui reflète la réalité quotidienne à laquelle sont confrontés ceux qui s'exercent à l'un de ces arts. Dans la perspective lacanienne, nous dirions que l'impossible c'est la réalité de ceux qui se coltinent âprement au réel. Mais cette boutade, qui la connaît ? Qui ne l'a pas oublié ? Étonnant d'ailleurs qu'il y ait toujours des candidats pour s'y essayer.

On n'en peut plus !
Cette plainte qui se généralise dans l'institution est bien référée à l'idéal de l'éducateur qui est là pour éduquer : c'est qu'il n'y arrive plus et non seulement il n'y arrive plus mais il est souvent au bord du passage à l'acte. L'éducateur a beau faire appel à la sanction, à la privation, à la responsabilisation par la réparation, rien n'y fait. Les gamins sont imperméables à cette logique, ça ne les touche pas. Les équipes s'épuisent, dépriment, entrent en conflit. Il faut dire que le modèle institutionnel, éducatif, s'appuie sur la sacro-sainte thématique dipienne. Elle est le socle, la base, la pierre angulaire. Quiconque y touche est sacrilège. Seulement ça fonctionne plus. D'ailleurs cela a-t-il jamais fonctionné ? Les éducateurs vous diront que oui, dans le temps, ça marchait. Mais dans le temps, disent-ils, nous n'avions pas le même public.

Alors, l'usager a-t-il changé ?
C'est vrai que l'inflation du discours économique et productiviste au sein des structures psychiatriques et médico-sociales, depuis une vingtaine d'année, a quelque peu changé la donne. Ainsi, afin de répondre à la demande de l'état de libérer des lits, les services de pédopsychiatrie ont laissé aux IME le soin de prendre en charge les enfants psychotiques. Ce qui était une aubaine pour certains établissements qui avait besoin de remplir " leurs lits " pour ne point fermer. Les éducateurs ont donc été confrontés à ces "nouveaux publics" sans comprendre vraiment à qui ils avaient à faire. Ni formés, ni informés ! La psychiatrie se désengageant de plus en plus, par manque de moyen et peut-être d'autres choses, ne recevait plus tous ces enfants dont les comportements rendaient toute vie sociale impossible. Ces enfants sans diagnostic " psy " ne relevaient donc pas de la psychiatrie mais du secteur médico-social. Normal, puisqu'ils avaient un handicap !

On ne sait plus que faire !
Ni comment s'y prendre ! Certains essaient de comprendre la souffrance de l'enfant en s'appuyant sur l'anamnèse, d'autres essaient d'avoir une attitude réparatrice en tenant compte des manquements parentaux. On y va à tâtons, avec beaucoup de bonne volonté, avec de l'affection pour combler celle supposée manquante, ou bien on essaie d'incarner la loi en ramenant chaque enfant déviationniste à la règle commune. L'idée sous-jacente est de préparer l'enfant à l'avenir en l'aidant à s'inscrire dans la vie sociale. Vu pieu, non dénué de bon sens, mais ne laissant que la désespérance de la plainte : " ça ne marche pas !"

Ça ne marche pas !
D'un côté on fonctionne avec la logique du sens et de la parole ordonnatrice du monde symbolique. D'un autre, on a quelque chose qui fonctionne sous le registre du " plus ou du moins " : " il est moins violent, plus calme, trop excité, il papillonne, il n'arrive pas à se poser ".Le registre symbolique se révèle inapte à maîtriser, encadrer, le trop plein qui se manifeste, ça déborde.
Et pire! Plus on essaie de contraindre, plus la pression augmente.

La prise en compte d'une logique différente.
Cette logique tient compte de ce que Lacan explicitait à la fin de son enseignement en réhabilitant la question et la place du réel. Lui-même, à ses débuts, avait plus ou moins rêvé à une résolution des symptômes par le symbolique. Mais par la suite, la question du réel et de la jouissance n'ont cessé de l'habiter.
Le traitement de la question du réel s'oriente d'une autre logique que la logique dipienne qui n'est plus la pierre angulaire de l'intervention. La logique de la jouissance est faite de " plus " ou de " moins ", d'envahissement d'un sujet par une jouissance "autre" qu'il s'agit d'apaiser, de traiter en créant des pare-excitations, des diminutions d'intensité, en traitant aussi l'imaginaire. On n'est plus dans le sens, mais dans la saisie des phénomènes qui débordent un sujet. Le psychanalyste qui intervient alors en institution s'attachera à mettre en exergue, et cette logique et la manière dont un sujet indique ses voies de traitement, de dégagement de la jouissance délétère qui le déborde

Une vignette pour illustrer le propos.
Les éducateurs de ce lieu d'accueil pour enfants en grande difficulté sociale abordent le cas de Pierre auprès de l'analyste. Pierre est le seul enfant de l'institution qui ne retourne pas le week-end chez lui. Son père est inconnu, sa mère ne se manifeste pas. Cet enfant a un statut particulier dans l'institution ainsi qu'à l'école. Il est l'enfant sans foyer, sans mère. Les éducateurs arrivent à obtenir un entretien auprès de la mère et essaient de déterminer s'il ne serait pas préférable qu'elle abandonne légalement Pierre. Celle-ci s'y refuse, elle dit qu'elle se trouve seulement en difficulté relationnelle avec lui, c'est plus facile pour elle avec un bébé. Mais elle promet qu'elle va lui rendre visite le week-end prochain. Ce qu'elle fait ! Dans l'institution, les camarades de Pierre surinvestissent ce moment attendu dans une identification chaleureuse. La mère rend visite à Pierre. Elle lui demande ce qu'il veut pour Noël, promet de revenir le voir. Depuis cette visite : silence radio. Depuis la visite laissée sans suite de sa mère, Pierre est infernal. À l'école, il a cassé le siège d'un WC. L'éducatrice référente de Pierre reconnaît que, sur le plan émotionnel, elle s'est fortement impliquée, elle y croyait. Elle se demande si cela n'a pas non plus joué un rôle dans le malaise que manifeste actuellement Pierre. Dans l'évocation du cas, le surinvestissement imaginaire de la " fonction maternelle " apparaît à chacun. Même les enseignants lui ont donné un statut particulier. Ses camarades aussi l'ont identifié " comme celui à qui il manquait une bonne mère ".

Au cours du travail, il est manifeste qu'il serait peut-être important pour chacun de dégonfler cette mère imaginaire qui envahit tout le monde. À la mère réelle, absente, s'est substituée une baudruche de mère imaginaire qui pèse sur Pierre, qui l'envahit. À la fin de la séance de " supervision ", les éducateurs témoignent de leur apaisement d'avoir mis au travail cette question. Ils entrevoient déjà un rapport à Pierre, et un abord de la violence que ce dernier manifeste, différent. Ici l'analyste ne s'oriente pas de la logique du sens mais de la logique de la jouissance et de son traitement. La recherche du sens, elle, privilégie, par le biais de l'anamnèse, l'étiologie. Cette dernière doit amener à la compréhension du cas dont la visée est la mise en place d'un projet thérapeutique. Dans la logique de la jouissance, ce n'est pas le sens qui compte, mais de traiter ce plus et ce moins en cause dans la plainte, d'orienter le traitement d'un Autre qui en demande toujours plus jusqu'à épuisement ou passage à l'acte.

Ce travail à plusieurs, auquel le psychanalyste prend part, permet un nouage différent, à partir de la parole, de l'imaginaire et du réel.

(1) Préface à l'ouvrage de A. Aichhorn, Jeunesse à l'abandon, Privat,1973 et dans Sigmund Freud, OEuvres complètes, t. XVII, PUF, Paris, 1992 : "De toutes les applications de la psychanalyse, aucune n'a rencontré autant d'intérêt, éveillé autant d'espoirs et en conséquence attiré autant de collaborateurs compétents que l'application à la théorie et à la pratique de l'éducation des enfants. [...] La part que j'ai prise personnellement dans cette application de la psychanalyse a été très mince. Très tôt j'avais fait mienne la boutade des trois professions impossibles à savoir : éduquer, soigner, gouverner, j'étais du reste suffisamment absorbé par la deuxième de ces tâches. Mais je ne méconnais pas pour autant la haute valeur sociale que le travail de mes amis pédagogues est en droit de revendiquer".

Note : Un texte d'Eric Graff "Dire oui au réel " relance la question soulevée par cet article, dans la lettre N°6.

psychanalyste psychothérapeute Metz Moselle Thierry Nussberger supervision analyse des pratiques psy-en-question.fr


Institutions pour lesquelles j'interviens ou suis intervenu :

- Camps de Thionville - CHR Metz-Thionville
- ITEP de Jarville à Nancy
- I.M.E. La Roseraie de Jussy
- C.H.S. de Jury-lès-Metz
- Hôpital St François à Marange-Sylvange : travail avec l'équipe médicale et para-médicale de soins palliatifs
- Hôpital Bon-Secours à Metz
- Hôpital de Jour pour Enfants de Maizières-lès-Metz
- C.H.R.S de Briey - Alisés
- Service d'éducation et de rééducation en milieu ouvert de Laxou
- Association "Emergence" Thionville :
supervision éducateurs de rue
- I.M.E." Le point du Jour" à Pierrevillers
- Hopital de jour d'Epinal - Centre Hospitalier
Ravenel
- Supervision Equipe Educative de la Résidence "Les Peupliers " A.F.A.E.D.A.M
- Maison de Retraite Ste Chrétienne à Metz
- M.E.C.S. ( Maison d'Enfants à Caractère Social ) - REALISE - Han sur Seille
- I.E.M. pour Adolescents-APF-HANDAS -St Julienlès-Metz
- M.A.S. accueil spécialisé APF Handas à AUGNY )
Accueil de Jour Educatif et Scolaire (A.J.E.S) de REALISE à LAXOU
- Association des Paralysés de France
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